EXPOSITION HOMMAGE

C’est à Séné en résidence d’auteure en 2019 que l’espace univers bleu gris de mer est venu me chercher. Il m’a conduit à la rencontre d’une autre Geneviève. Le hasard existe-t-il vraiment ? Le bleu de l’autre Geneviève se raconte céruléum, bleu caelus et céleste des ciels religieux, ou encore en bleu barbeau, bleuet des champs porté par les officiers de santé de la Marine, jusqu’au bleu guède du pastel des uniformes de la garde royale, le fameux bleu roi. Ce bleu du sang de la noblesse qui en son sein a nourri les origines de l’autre Geneviève. Il aura suffi d’un seul regard bleu hypnotique, celui de Marc Aubry campé enfant par l’artiste en 1948, pour le pressentir. Saisie par la seule présence d’un pastel signé « G.de Wouilt », avec pour maigre point de départ le souvenir évoqué par Marc, celui d’une femme dont l’atelier se trouvait près du port, rue du Féty à Vannes, sous les combles… Une certitude pour moi : le regard cérulé et volontaire d’un bambin ne pouvait traduire que le caractère affirmé de l’artiste. Son trait incisif et élégant savait restituer le rendu délicat d’une chemise de tulle azur, en pendant du bleu profond des yeux d’un enfant de 4 ans. Qui était Geneviève de Wouilt ?

Deux ans plus tard, le fruit de mes recherches, ponctué de fabuleuses rencontres est présenté par le musée des beaux-arts de Vannes…